les arpenteurs
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Message  Maud le Mar 24 Jan - 0:43

LE VOYAGE

Plus rien n'avait d'importance hormis cette maudite soif qui écorchait son palais ainsi que ses lèvres asséchées et craquelées, où ruisselaient de temps à autre entre les fissures, quelques perles de sang. Il avait sans doute mal estimé son temps de trajet à travers le désert, ou peut-être avait il dévié de sa route depuis qu'il avait vérifié les astres du manteau de Nuit, et la perspective de dormir à nouveau ici ne l'enchantait guère, car aussi chaude que pouvaient être les journées, les nuits, quant à elles, étaient aussi froides que la cime des montagnes.

La veille, il avait traversé le désert au Nord de la tranchante, il ne devait plus être loin de Larigua. La poussière qui envahissait ses poumons, chargés de particules brûlantes qui s'échappaient régulièrement de la gueule du Souffle feu, le conforta dans cette idée.

Il trouva refuge à l'abri précaire d'un acacia dépourvu de feuilles, et retira le bandana clair qui recouvrait son crâne. Le tissu était imbibé de sueur chaude. Il l'essora calmement, à bout de force. Même le sol ciselé par la sècheresse refusa d'absorber ce liquide trop chaud.
Contre cet arbre solitaire, dans cet océan éreintant, Jarl Ydare pria la terre Mère pour que l'heure qui allait suivre jusqu'au prochain battement soit la plus courte de toute sa vie.
Il ouvrit son sac de voyage fébrilement, épuisé par le trajet depuis les forêts de la Barrière et la soif omniprésente, puis extrait une petite bourse de cuir usée dont les cordages menaçaient de rompre à tout moment.

Un éclat vert retomba dans sa main, trésor solitaire, que Jarl contempla longuement en poussant un soupir. C'était ça où mourir de soif, ici.

Il repensa alors à la raison qui l'avait poussé à entreprendre une telle folie. Cette promesse faite à un ami Kaldt tombé au combat. Sur son bucher funéraire, tandis que les cendres de son corps mêlées à ceux de sa si chère bannière retombaient en pluie sur la plaine de la Barrière, il murmura :

"Je te promets de parvenir à faire sortir Anaëlla de cette folie dans laquelle elle s'est embarquée. J'irai en Larigua, mon ami, mon frère..."

Il avait alors traversé la plaine, un petit bout de la Région Verte, descendu la Sinueuse en radeau, cette rivière qui traverse le Massif Denté vers l'Océan, puis accosté peu après la Tranchante, pour enfin parvenir jusqu'au Désert de Pierre. C'était le chemin le plus rapide pour un homme à pied, mais le danger résidait dans cette dernière partie du trajet.

En contemplant l'éclat dans sa main, il sourit légèrement, en se disant que son ami, valait bien tout ceci, car il lui devait la vie, maintes fois.
Il se concentra sur l'objet qui pétillait dans sa paume et absorba l'énergie qu'elle contenait. Une fois fait, il s'empara de son paquet de carte de jeu, rechercha parmi elles, celles qui lui fallait, puis se redressa pour faire face à l'arbre mort.

Sans perdre de temps, il assembla les deux cartes, visa le tronc et riva son regard sur ce dernier à l'instant même où un bloc de glace traversa les airs pour se planter violemment dans l'acacia.
La chaleur ferait le reste. Il n'aurait plus qu'à tendre les lèvres puis sa gourde qui le tiendrait jusqu'à la fin de son voyage.

"Anaëlla, si ton frère ne peut plus veiller sur toi, je le ferais à sa place. Mais quel foutue idée tu as eu là de devenir Courtisane..."

Le cartomancien se mit en route vers Larigua...

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Message  Maud le Mar 24 Jan - 0:43

HAVRENOM

Le poing massif de Démeter s'écrasa lourdement sur la table en bois où siégeait deux hommes face à lui. Son visage reflétait la colère dans sa parfaite caricature jusqu'aux veines saillantes qui pulsaient le long de son cou épais et le léger tic nerveux qui s'était emparé d'une plissure de son œil unique gauche. Le harnois poli et étincelant qui enveloppait sa stature ne faisait que rajouter plus d'ampleur à sa carrure déjà bien impressionnante. D'un geste rageur, le Champion balaya la table de cette grasse bourse de pièces d'or ovales qui avait été déposée devant lui, faisant résonner le bruit des morceaux de métal sur le sol, et refléter leur éclat comme une pluie d'étincelles. Il rabattit brusquement sa cape par dessus son épaule, et braqua son regard furieux sur le Doyen.

"Il n'y a que cela qui compte pour vous, Verez ? Le sang a t-il la même odeur que celui de votre or ?"

Nalaan répliqua en claquant de la langue en signe d'exaspération. Il se redressa à son tour de toute sa hauteur, les poings appuyés contre le bois de la table qui vibrait encore faiblement par l'impact du Kaldt, furieux.

"Ramassez cet or, Capitaine Ikan Démeter... sur-le-champs."

Il n'eut qu'à peine le temps de finir sa phrase, qu'un main jaillit brusquement vers son visage, le saisissant à la gorge, resserrant l'étreinte jusqu'à ce qu'un glapissement aiguë ne retentisse dans la pièce, faisant bondir Lorann hors de sa chaise.

"Lâchez-le !"

"Ecoutez-moi bien, bande de faquins: soit vous ouvrez plus de droits aux miens et aux Zargs, soit moi et mes hommes nous quittons cette ville pourrie et vous laissons seul face aux créatures de la forêt. Je ne suis pas un chien que l'on dresse à coup de pièces, soyons clair. J'ai perdu dix hommes cette nuit à cause de votre prétentieux désir de laisser la suprématie d'Havrenom aux Verez. La cité tombera si vous ne renforcez pas les effectifs militaires et ne prononcez pas la loi martiale."

Son regard se déplaça lentement d'un homme à l'autre, avisant rapidement l'éclat jaune sur leur front, avant de lâcher le Doyen qui s'écroula sur la table en suffoquant, rapidement soutenu par son comparse. Sans un mot de plus, Démeter fit volte face et sortit de la pièce en frappant la porte en bois afin qu'elle s'ouvre sur son passage. Sa colère n'avait en rien diminué et il frotta nerveusement la pierre rouge qui ornait son front à l'instant même où il fut rejoins par son second.

"Capitaine. (il le salua rapidement avant de prendre la route hors du bâtiment à ces côtés) Arsan et ses hommes sont rentrés tous sains et saufs, ils vous attendent dans la salle des stratèges."

La nouvelle laissa échapper un léger soupir des lèvres de Démeter, plus détendu. Puis, il afficha enfin un léger sourire aux coins des lèvres, posant une main respectueuse sur l'épaule de la Sentinelle.

"Apporte leur tout ce dont ils ont besoin, j'arrive."

Le Second de la garde militaire d'Havrenom hocha rapidement de la tête et se dirigea promptement vers la caserne, laissant son supérieur en proie à une intense réflexion.

Pendant ce temps, dans la salle du Conseil des deux, Nalaan et Lorann se remettaient doucement de la prestation de force du responsable de la sécurité de leur ville. Ils restèrent un long moment silencieux durant laquelle chacun contemplait le vide à la recherche de la solution la plus judicieuse. Les broderies dorées qui agrémentaient la longue tunique du doyen mettaient un point d'honneur sur la richesse de ce dernier et le pouvoir financier qu'il exerçait dans la ville. Mais c'est surtout les 3 chevalières de diplomate, qu'il faisait tourner distraitement autour de ses doigts, qui représentaient l'impact et la puissance politique dont il pouvait faire usage. Il porta finalement le chapeau de feutre noir et d'or sur sa tête, en lissant la plume de paon qui garnissait ce dernier d'un geste consciencieux.

Le Doyen faisait tourner lentement la chevalière de son auriculaire autours de ce dernier, c'était la première qu'il avait reçu de la capitale.

"Nous allons leur donner ce qu'ils veulent..."

Lorann resta interdit. Il grimaça finalement et se racla nerveusement la gorge en lissant les pans de sa tunique avant d'enfouir ses mains dans ses manches ornées de dentelles.

"Je vais ordonner une annonce publique pour la loi martiale dès cette nuit... mais selon moi, on fait une grave erreur."

**

Lorsque Démeter entra dans la salle des stratèges, Arsan et trois autres hommes se redressèrent de leur siège où ils avaient trouvés repos après être revenu de leur expédition dans les bois de la forêt Tremblante. Ils avaient la particularité de ne porter aucune pierre, ni sur le front, ni autours du cou, car tel était la particularité des Zargs en plus de leur affinité avec la nature. Le cuir usé grinça sur leur mouvement, et les peintures de guerre qu'ils avaient placés sur leur visage s'était écaillé depuis le temps. Le Capitaine posa une main sur l'épaule d'Arsan, qui lui rendit le même geste, formant ainsi une boucle infinie par leur deux bras tendus, avant que chacun reprennent une posture normale. Le Zarg possédait une stature aussi très imposante, bien qu'en deçà de celle de Démeter, les deux hommes pouvaient surement se valoir en bras de force. Ses cheveux sombres retombaient sans grâce le long de ses épaules, rejoignant dans le fouillis ondulé une barbe hirsute. Le shaman tenait entre ses mains un long bâton de bois, garni de feuilles, de plumes d'oiseaux divers, de pattes de petits animaux, de petits os et était même surmonté d'un crâne séché de Saqwal, ces mystérieux hommes poisssons .

Peu de temps après l'entrée du Capitaine, c'est une femme qui les rejoignit dans la salle. Le cliquetis significatif de son arrivée retentis dans la pièce, arrachant une certain grimace à Arsan alors qu'il détournait son regard d'elle, pour tenter de contenir son dégoût. Il n'avait jamais aimé les Sythères et leur obsession pour les sciences qui détruisaient la nature et l'écosystème.

Les longs cheveux blonds de la femme retombaient souplement sur ses épaules tandis qu'elle se débarrassait de son haute forme sur lequel plusieurs roues dentées avaient été attachées. La pierre qu'elle portait autour du coup était comme celle de tous les autres Sythères, violette. La singularité d'Elena reposait sur sa main gauche manquante qui avait été remplacée par un membre mécanique dont chaque mouvement provoquait un cliquetis incessant, et malgré l'aspect peu avantageux de cette prothèse, elle en restait néanmoins fort pratique.

"Nous vous écoutons, Arsan, quelles sont les nouvelles ?"

La voix de la femme était beaucoup trop mielleuse, et l'arme qu'elle portait à sa hanche droite, tira finalement un simple soupir du Zarg, qui consentit enfin à parler.

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Message  Maud le Mar 24 Jan - 0:44

UNE NUIT...à Larigua...

Deux heures du matin.

La Nuit avait recouvert le ciel de paillettes d'argent, semblable à son long manteau, d'un pas lent, souple et silencieux, tandis que le reflet blafard de sa chevelure blonde irradiait Kentan de sa douce lueur…
Nolhan Ryk s'avançait sur le pavé encore chaud de l'une des rares villes du désert aride dénommé : le Cimetière de pierres.

Il trainait derrière lui un sac gonflé et lourd, qui, à de fugaces moments, s'agitait. Cela aurait pu s'agir d'un mouvement d'ombre suggéré par la flamme de l'une des nombreuses torches qui garnissaient la rue, ou d'autre chose...

S'arrêtant face à la devanture d'une auberge bruyante, il la contempla un instant en silence, en respirant les relents âcres de transpiration et d'alcool. Le parfum dont s'aspergeaient outrageusement les filles de joie proposées dans cet établissement, filtrait à travers les interstices des fenêtres et de la porte.

Larigua comptait de loin parmi les villes les plus mal famées du continent, crainte à la fois par la noblesse et ces gens de bonne foi et de bonne famille. Erigée sur le versant de Souffle-feu, l'unique volcan de Kentan, elle avait acquis sa mauvaise réputation grâce à sa particularité, à la fois géographique et démographique. Servant de repaire à de nombreux groupes belliqueux et malfaisants, ses dirigeants, des Kaldts, n'ont jamais eut de cesse de s'enorgueillir d'être à l'abris même des plus hautes autorités, les laissant jouir de leur liberté et fonder leurs propres règles.

Ryk était un mercenaire de ceux que l'on affublait, à raison, de la citation : sans foi ni loi. Fléau solitaire, egocentrique, arrogant et raciste, il se portait toujours volontaire pour cracher aux visages des Sythères ou des Verez. Il considérait les premiers comme des « je-sais-tout » voulant tout maitriser, les seconds comme des nobliaux imbus de leurs personnes et incapables. Il n'avait foi qu'en lui et surtout en sa force physique, qu'il arborait fièrement en paradant les bras et le torse dénudé, les muscles saillants et les cicatrices, livrés comme des trophées de guerre. Quant aux Zargs, cette engeance, il ne les considérait pas moins que des animaux.

Le sac qu'il avait trainé le long des rues suffocantes de Larigua, avait laissé derrière lui une trainée brune et rouge sur le sol de pierre.

La terre se mit à trembler, brièvement, une bouffée de fumée noirâtre s'échappa d'une large fissure qui lézardait la rue, provoquant un long soupir blasé entre les lèvres du Kaldt.

"Cette ville sera rasée par la fureur du volcan avant même que les autorités n'aient eu le courage d'y mettre un pied. Quel bordel..."

D'un coup bien placé sur la porte de fer privée de verrou, il pénétra dans la pièce comme s'il réclamait, pour la mise en scène de son arrivée, toute l'attention possible. Et il fut bien servit.

Le brouhaha s'arrêta net, les musiciens, bien que jamais personne ne les ai vraiment entendu, aussi. Des dizaines de regards le déshabillèrent de la tête aux pieds. La carrure de Nolhan Ryk aurait put paraitre très voyante dans une ville quelconque, mais en Larigua, il se fondait dans la masse grouillante de brutes épaisses et de vauriens. Quant au tenancier, il ne lui accorda qu'un regard mi-blasé mi-bourru derrière son épaisse barbe grisonnante.

La léthargie qui avait demeuré quelques secondes dans la salle cessa. Les clients reprenaient leurs affaires, le nez plongé dans une bière ou dans le décolleté d'une volumineuse poitrine.
Ryk lança son sac sur le comptoir sans fournir le moindre effort visible et l'ouvrit prestement en dévoilant son contenu avant d'annoncer :

"Je veux votre meilleure chambrée, des repas chauds et votre meilleure catin, …pour trois nuits."

Immobile, une main sur la ceinture et l'autre sur le comptoir de pierre (puisque dans cette ville, absolument rien n'était en bois), le tenancier du bâtiment resta de marbre en observant le sang qui ruisselait légèrement sur les corps de deux Daerenns, fébriles, presque morts. Leurs thorax se soulevaient avec grand peine, et leurs regards, vitreux, accentuaient cette impression de cadavres vivants. Leur peau brillante et claire ne laissait aucun doute sur leur nature : des Dez. Trois cornes frontales dominaient leur crâne, et leurs oreilles, fortement pointues se dressaient, hautaines, vers leur agresseur.

Le commerce de Daerenns, ces créatures très difficiles à attraper et dotées d'une intelligence très supérieure à la normalité animal, était illégal, sauf à Larigua...

"Ce ne sont que des mômes. Je n’en tirerai pas grand chose.
-La paire vaut plus que toutes vos ribaudes réunies dans ma couche. Ils vivent encore, l’argent qu’ils vont vous rapporter au marché noir pourrait nourrir vos putes pendant un mois."

Le tavernier hésita quelques secondes à peine avant de claquer des doigts en direction d'une des femmes assise sur les genoux d'un gros chauve. Cette dernière obéit immédiatement et se présenta au mercenaire, un sourire provocateur plissé aux coins des lèvres, une mouche collée juste au dessous de sa pommette gauche, les seins débordants généreusement de son corset. Elle aspira une bouffée de sa longue cigarette avant d'en recracher la fumée vers Ryk qui s'imaginait déjà toutes les choses qu'il pourrait faire avec ce corps généreux et cette chevelure blonde féline.
La terre trembla à nouveau, et peu de monde s'en préoccupa. Le tenancier était déjà bien affairé à retirer les créatures de son comptoir pour les emmener vers une pièce obscure et retirée, tandis que les mains rugueuses et sales du Kaldt s'apprêtaient déjà à agripper la peau pâle de son nouvel objet.

Dans un coin reculé de la pièce, un homme, tout de noir vêtu, abattit quelques cartes face à lui, le visage neutre. Ses yeux mi-clos laissaient apparaître une concentration calme… Une prédiction traversait les images de son jeu.

"Quelque chose est sur le point de se passer... les astres se voilent et s'obscurcissent. Ce n'est pas bon, pour Kentan, pour son peuple... bon pour personne."

Une légère effluve de vinasse s'échappa des lèvres du prophète alors qu'il prononçait ces mots en continuant de coucher ses cartes sur la table de fer. Nolhan Ryk grimaça. Il détestait les Zargs. Pire, il éprouvait l'infini besoin de les écraser à la moindre occasion. Délaissant son jouet pour aller en chercher un autre, il s'approcha de la table et afficha un sourire hautain et narquois.

"T'as raison d'avoir les j'tons. Parce que c'est ta race de bâtard qu'on va exterminer. Voilà ce que prédisent tes cartes."

La main du Zargs s'immobilisa au dessus de son jeu, tiquant légèrement d'un mouvement bref de doigts, comme s'il tentait de se contrôler à la provocation.
Une des cartes de son jeu se mit à vibrer, comme si elle réagissait déjà à la pensée de son maitre…puis une deuxième.
L’autre continuait à vomir ses propos xénophobes.
"Toi et les tiens, vous êtes pire que les Daerenns, vous ne servez à rien. Si encore vos femelles savaient correctement nous su..."

Brusquement, les deux cartes volèrent jusqu'aux mains de l'homme attablé, celui-ci releva sur son adversaire un regard rempli de haine et de dégoût. L'homme réunit les deux mains devant lui et les deux cartes une fois assemblées brillèrent d'un halo mauve, une déflagration se fit entendre faisant trembler la pièce. Le Kaldt fut projeté en arrière comme percuté par une force invisible mais violente, lui faisant traverser la fenêtre et atterrir à l'extérieur de la bâtisse. Enthousiasmé par la perspective de pouvoir joyeusement se mettre sur la figure les uns des autres, sans plus de motif, une bagarre se déclencha parmi le reste des clients présents. Plus tôt que prévu, certes, mais cela faisait partit des mœurs locales.
Satisfait, le cartomancien coupa son jeu, et le glissa dans sa poche.

Ryk atterrit lourdement sur le sol, la mâchoire percutant la pierre, le goût du sang inondant brusquement sa bouche. Il jura et pesta, se redressant sur ses coudes s’apprêtant à en découdre, quand il vit une ombre le recouvrir. Une silhouette, se dressait au dessus de lui, nappée d'une cape sombre, encapuchonné, elle braqua son visage vide sur lui. Jamais il n'oublierait se visage dépourvu de traits et noir comme l'infini.

Dans la nuit de Larigua, comme dans de nombreuses autres villes de Kentan, certainement plus fréquentables, des hurlements perçants se firent entendre...

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